De la poussière, des poils et des litres de bières, de bourbon et de vodka à l'herbe de bisons...
dimanche 17 juillet 2022
Une île sous Artifices
jeudi 14 juillet 2022
Les Pupitres de Mon Adolescence
Les doigts posés sur le clavier, l’écrivain compose la mélodie de sa vie. Un vent souffle sur ses souvenirs faisant soulever la poussière blanche de sa rue. Le toit en tôle vibre, il s’installe devant son pupitre. Ses pupitres devrais-je dire, le pupitre de ses seize ans, le pupitre de ses dix-sept ans… le pupitre de ses vingt ans. Les premiers mots sur son adolescence.
samedi 9 juillet 2022
Les Escales de Nad' et du Bison : Congo
« Quand le maître avait fini de dire que nous étions les cigognes blanches de la Révolution socialiste congolaise, il nous reposait la question pour contrôler si vraiment nous avions bien compris :
- Qui êtes-vous ?
Nous répondions en chœur :
- Nous sommes les cigognes blanches de la Révolution socialiste congolaise !
- En tant que cigognes blanches de la Révolution socialiste congolaise, quelle est votre mission ?
Nous répondions encore en chœur :
- Notre mission consiste à sacrifier notre vie pour la réussite de la Mission suprême du camarade président Marien Ngouabi, en vue de développer notre pays, notre continent et tous les continents aussi, y compris les pays d'Europe qui croient qu'ils sont déjà développés alors qu'ils changent trop de présidents et que, malheureusement, c'est toujours leur peuple qui vote le chef au lieu de simplement créer leur Parti Congolais du Travail à eux qui va leur apprendre comment faire les choses pour que leur camarade président reste au pouvoir jusqu'à sa mort ! »
jeudi 7 juillet 2022
Si Loin de l'Overlook Hôtel
« Le jeune barman australien m'a dit aujourd'hui : "C'est pas du tout comme ça que j'imaginais mourir dans une guerre nucléaire, mais au moins, y a un bar à volonté." »
Me voilà donc, accoudé au bar de l’hôtel. Seul ou presque. Le barman, bien sûr, en guise de compagnie, toujours prêt à me servir un cocktail ou un verre de bourbon sans glace. Une musique douce sort de la salle d’à-côté, il y a un type au comptoir, les cheveux dégarnis en vrac, des yeux de fou, un sourire inquiétant. Jack qu’il s’appelle, avec un verre de Jack Daniel’s dans lequel deux glaçons tintent. C’est glaçant cette ambiance… C’est en entendant les roues d’un tricycle enfantin roulant sur le parquet du bar que je sors de ma méditation de comptoir. Je me suis trompé de scénario. Je ne suis pas dans un film de Kubrick. Malheureusement. Du coup, je regarde mon portable. Ah oui, maintenant il y a des portables. Sauf qu’apparemment, il n’y a plus de réseau. Guerre nucléaire, il parait. Pas de réseau, pas d’info, nous sommes peu de chose finalement. Mon verre fini, je grimpe aux étages, regarder aux fenêtres, voir des fumées au loin, et les montagnes du Colorado. Ah encore raté, vue sur le Mont Blanc. J’avais déjà oublié que je n’étais pas dans Shining. Pas d’inscription REDRUM sur la glace de la chambre non plus.
mardi 28 juin 2022
Obscénité
Une jambe qui démange, la seconde qui suit
C’est Memphis, Tennessee.
Le pantalon rose et large, le Rimmel noir cou-le
Dans ce honky tonk, le rock’n’roll se joue,
Whiskey sour et Blue Suede Shoes,
Sur un rythme effréné. A voir ce corps possédé
Comme un démon en sueur. Pères et maris ont peur
Devant ce déhanché tant d’obscénité.


