Retour sur le dernier scandale
politique de l'Espagne contemporaine. Le chef de la toute puissante
Garde Civile, Luis Roldán, serait suspecté d'avoir détourné quelques millions d'euros. (et le plus étonnant, c'est qu'il
risque d'être inquiété par la justice, c'est pas dans notre pays que ça
arriverait, mais bref, passons, ce n'est pas le sujet du film). Ce
film retrace comment ce dernier s'enfuit d'Espagne, avant d'être
rattrapé mystérieusement dans un aéroport de Bangkok... Mais par
le biais du personnage énigmatique Francisco Paesa dit « Paco ».
Étrange individu, ce Paco. Dans le
genre ex-espion, magouilleur, fraudeur, vendeur d'armes. Il traficote
avec l'ETA, avec le GAL, avec tout ce qui peut lui rapporter quelques
pesetas non déclarées. Second film d'Alberto Rodriguez, après
l'excellent thriller andalou « La Isla Minima » que je
regarde, cet « homme aux mille visages » mélange les
genres, le biopic sur fond de thriller et de malversations
financières. Les scènes s’enchaînent, rythmes effrénés qui
défilent sur l'écran. Trop rapide même, si bien que le début me
parut compliqué. Une masse d'informations dans laquelle il fut
difficile de savoir laquelle serait vraiment pertinente, laquelle
devrait retenir mon attention... La musique pêchue accentue cette
course en avant, la tête me tourne, le GAL, l'ETA, des armes, et ce
type PACO. Qui est-il vraiment ?