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mardi 21 mars 2017

le Paradis du String

Nestor et le journaliste s’assirent au bar et commandèrent des cafés. Grand standing, le bar de l’Isle of Capri… Des spots fixés sous les étagères éclairèrent une batterie de bouteilles d’alcool contre un immense pan de mur recouvert de miroir. Les projecteurs illuminaient les bouteilles d’alcool… absolument fabuleux et le panneau de miroir multipliait le spectacle par deux. Nestor en était ébloui, tout en sachant que ces bouteilles étaient destinées à des Americanos d’âge mûr qui adoraient raconter qu’ils étaient « bourrés » la veille au soir, qu’ils s’étaient « torchés », « murgés », qu’ils étaient « h.s. », « complètement dans le coltard » et même que ça a été le « trou noir », et qu’ils ne savaient plus qui ils étaient quand ils s’étaient réveillés. 

Et si je commençais par une bière, pour détendre l’atmosphère, faire entrer le soleil dans mon verre. Le soleil de la Floride se mélange au sang cubain, vision de pamplemousse rose et culs des cubaines. Sueur ! Caramba, un Cuba Libre, por favor ! Parce que le voyage pour Miami ne sera pas de tout repos, parce que la plume de Tom Wolfe m’a encore ébloui, parce que mon cœur ne se remet pas de tous ces battements et de tous ces culs devant moi. Parce que Miami, c’est le paradis du string. Et qu’il me faut bien plusieurs bières pour étancher ma soif de ces nombreuses paires de fesses bien arrondies qui défilent tout au long des pages, un bout de ficelle dans la raie.

« - Ecoutez, j’ai envie d’une bière. Vous en voulez une ? » Une bière ? Comment ce type pouvait-il penser d’un coup à une bière ? Nestor n’en revenait pas. Ca le contrariait. D’un autre côté… une bière… ça ne serait pas si mal peut-être. Cela le calmerait peut-être un peu, ça diluerait le taux d’adrénaline. S’il avait un autre genre de drogue, il en prendrait sûrement, là, maintenant… et puis une bouteille de bière, ce n’était pas la mer à boire.