vendredi 23 février 2018

Le Justicier en Classe de Neige


Vue sur les montagnes enneigées. Que c’est beau, ai-je envie de crier au vent et à la neige. A défaut de ne pas parler aux gens, je parle à la neige. Mais bon, je ne suis pas là pour profiter du panorama – que j’imagine - (haut)savoyard. Parce que l’heure est grave, les minutes s'envolent dans le blizzard et les heures sont comptées. Pas le temps de tergiverser, ni même de tourner –plusieurs fois les mêmes scènes comme dans un bon film. Le fils de Guillaume Canet a disparu lors d’un séjour en classe de neige. Père absent, il chevauche les lacets de la montagne, prêt à déplacer des montagnes ou du moins à tuer, pire, torturer ceux qui se retrouvent sur sa route enneigée. Ce n’est plus Guillaume Canet, c’est Charles Bronson à l’écran. Un film de série B comme il en a tant fait dans les années 80, et ce thème récurrent dans sa filmographie, la vengeance du justicier. Après un « justicier dans la ville » 1 et 2, après « le justicier de minuit », le « justicier de New-York », le « justicier braque les dealers », « le justicier l’ultime combat », le nouveau Bronson arrive sur mon petit écran avec un titre nettement moins accrocheur « mon garçon ». Zut, ce n’est pas Charles Bronson dans le rôle-titre, mais Guillaume Canet. J’ai dû confondre… ou pas… « le justicier en classe de neige » aurait pu faire une bonne suite à ces Death Wish…  

Partant du principe que ce film et son genre ne révolutionnera pas ma dvdthèque, je le regarde bien au chaud, après une tartiflette et un p’tit blanc de Chardonnay. Le film est court, je n’ai même pas le temps de finir la bouteille et de commencer ma tisane aux plantes du Vercors pour adoucir mon palpitant. Cependant la partie la plus passionnante arrive une fois le générique terminé lorsque j’enchaîne sur les bonus enrichissant cette édition Diaphana. Là, j’apprends que le film a été tourné en 6 jours. Une seule prise pour la spontanéité. Le script donné au jour le jour à Guillaume Canet, très overbooké avec l’écriture de son rock’n’roll. Quasiment de l’improvisation. Ce qui donne effectivement le côté presque amateur du film. Ou selon le réalisateur, une façon pour le spectateur de se sentir au cœur de l’affaire et pas devant un spectacle filmé. Mouais. A demi-convaincu, même si les prestations de Guillaume Canet, Mélanie Laurent ou Olivier de Benoist (que je déteste dans son rôle de one-man show soi-disant drôle mais qui ne fait rire que le vieux Drucker sur son canapé rouge) n'ont pas à rougir de cet amateurisme visuel. Mon avis personnel vaut que ce rôle doit être intéressant à jouer pour l’acteur, le réalisateur, l’équipe, de prendre les émotions sur le vif ; mais je ne suis pas sûr que le spectateur y gagne tant que ça en perception d’émotion et en intérêt. Bref, pour moi cela reste un film de justicier et ma préférence va quand même à Charles Bronson qui a plus la carrure et la tête de l’emploi…


« Mon Garçon », Christian Carion.

Merci à CinéTrafic pour cette nouvelle opération,
Un DVD contre une Critique !
- le classement des meilleurs films français
- le top film établi pour 2018

Merci à Diaphana
Sortie du DVD le 23 janvier 2018.


12 commentaires:

  1. Mélanie Laurent m'insupporte et je dois bien avouer que Guillaume Canet aussi... (Goran : https://deslivresetdesfilms.com)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Au final, Mélanie Laurent, la mère, n'a que deux ou trois scènes. On la voit très peu. Tout le film est exclusivement centré sur Guillaume Canet le justicier.

      Supprimer
  2. Mélanie Laurent, Guillaume Canet .... Les 2 comme l'anonyme du dessus.
    Bronson et le p’tit blanc de Chardonnay ça le fait par contre. :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le Chardonnay et Bronson, une soirée de grande classe !

      Supprimer
  3. L'idée était vraiment intéressante je trouve et donne un film très inégal mais certainement pas à mépriser je trouve.
    Et surtout j'ai trouvé Guillaume particulièrement convaincant alors qu'il est le seul à ne pas avoir de scenario. Les autres sont inexistants.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Guillaume Canet, j'aime bien. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'avais choisi ce film. Mais un peu trop linéaire, pas vraiment compris le but du kidnapping - ou je m'en souviens plus.
      Et les autres n'existent effectivement pas, même dans le scénario.

      Supprimer
  4. L'aventure de l'impro devait être perturbante, mais une belle expérience.
    On plonge en temps reel avec lui
    Et puis y'a ces paysages du Vercors et non de la Yaute ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le Vercors ou la Yaute, c'est pareil. Sauf que dans l'un on boit de la bonne Chartreuse et que dans l'autre on gerbe de la Suze :-)

      Supprimer
  5. Je passe volontiers mon tours sur ce coup là...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu peux... mais uniquement sur ce coup-là ! ;-)

      Supprimer
  6. Intéressant... faudra un jour que tu m’expliques comment tu fais pour parler à la neige parce que moi j’y arrive toujours pas dans mon pays de neige, tabarnak! Soit tu communiques le cul à l’air soit tu communiques le majeur en émoi, c'est forcément l'un ou l'autre... :P

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'aime bien parler à la neige, à la lune, sa face bleue ou son dark side, à ma bière même... Je sais qu'au moins pendant ces moments là, je suis compris...

      Supprimer