Quelques jours à Toronto. Enfin, je crois, je présume. J'imagine, car ce film s'imagine. Il ne se regarde pas, il se questionne, il dérange, peut-être, un peu, beaucoup. Bon OK, il se regarde aussi, pour le regard de Jake Gyllenhaal, les regards devrais-je dire.
« Le chaos est un ordre qui n’aurait pas encore été déchiffré ».
Pourquoi ai-je mis autant de temps à découvrir cette œuvre - magistrale - du québécois Denis Villeneuve, alors que j'avais déjà tant adoré Incendies et Prisoners. Sa sortie en salle (2013) m'avait probablement complétement échappé. Mais alors pourquoi ai-je mis autant de temps à décellophaner le DVD alors que depuis j'ai tant apprécié Sicario, Premier Contact, Blade Runner 2049. Il y a des mystères dans la vie qui s'échappe vers le chaos. Parce que ce film, c'est un crochet du droit à mettre le spectateur KO, genou à terre des étoiles dans la tête, pour peu qu'il soit épris d'une mouvance schizophrénique. Alors, prêt à (me) suivre (dans) cette déviance entropique ?
