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dimanche 21 mars 2021

Les Escales de Nad' et du Bison : Cuba

Lieu : La Havane
Lever du soleil : 7h36  | Coucher du soleil : 19h39
Décalage horaire : - 5h
Météo : 31° ressenti 38°. Beau temps peu nuageux, rafales de sud 25 km/h.
Coordonnée GPS : 23° 07' 58" Nord, 82° 22' 58" Ouest
Musique : El Quinto Regimento / Los Cuatro Generales / Viva La Quince Brigada, Charlie Haden
Un Verre au Comptoir : Rhum Clément




« - Faut que tu évolues, Pedro Juan. [...]
- J'aime pas qu'on me touche le derche.
- C'est du machisme, ça. Tu dois apprendre à jouir par-devant et par-derrière.
»

vendredi 11 octobre 2019

Rum y Rumba


Viens… Je t’emmène, jusqu’au bout de la nuit, au bout de la vie. Une folle nuit d’insomnie, à Cali. Santiago de Cali, berceau colombien de la salsa et de la danse. La musique déverse son flot de déhanchements à chaque coin de rue, et crois-moi, j’aime le déhanchement de ces femmes, dans le genre brune épicée au sourire ravageur. Timidement, je suis du regard Maria qui n'a de regards que pour ces ténébreux colombiens aux regards de braise capables de lui traduire les grandes chansons de rock américain, de danser toutes les sambas de la nuit, de lui fournir quelques comprimés d’une blancheur cocaïnée… Bref rien pour moi, mais je me contente d’observer son sourire et sa vie à distance. Elle a de toute façon l’air si heureuse loin de ma personne que personne ne s’en émeuve la bouteille de rhum à portée de main la narine hésitante face à cette ligne toute tracée et immaculée.

Une ballade et balade, nocturne, musicale, sous le clair de lune, dans les ruelles sombres et sous cocaïne, odeur puissante d’urine et de vomis. Du rock à la rumba, des pierres qui roulent, de la mousse dans un verre, Que Viva la Musica ! dirait un révolutionnaire, suivi de la belle Maria et de son sourire, fuyant sa clique d’admirateurs à sa suite. Elle est belle, Maria, toujours aussi belle qu’à son premier chapitre, toujours aussi fraîche même au bout de la nuit, mélange de jasmin et de sueur, je renifle, non pas de coke pour moi, juste sa fragrance enivrante, mon envie de lui verser sur son corps ma bouteille de rhum qui glisse entre ses seins, qui imbibe ses poils pubiens que je m’empresse de lécher, la langue assoiffée de ces prénoms en a. A moins que cette nuit de débauche et de rumba ne soit qu’une longue hallucination solitaire dans l’ombre de la lune bleue.