Cela commence comme dans un rêve. Deux
filles superbes et brunes descendent de voiture, je regarde leurs
sourires dans ma combinaison bleue de garagiste, un short moulant, une
mini-jupe mini, ce parfum d'ivresse, de jasmin et de chatte humide.
Je fond pour un sourire, et craque pour leurs culs croquants. Terriblement bandant
cet effet qu'elles me font sur une route ensoleillée de
l'Andalousie, dans la province d'Almeria. J'ai chaud, même dans les
rêves, dès qu'il y a du soleil, je sue à grosses gouttes de
plaisir de voir ces courbes danser autour de moi, comme un morceau de
glace dans un verre de mojito, ces seins qui dansent le hula hoop
sous mes yeux prêts à gicler des larmes de bonheur et de
jouissance. Pour parfaire la tableau idyllique de cette scène, la
radio diffuse un extrait de « Ummagumma », le plus grand
album rock de l'histoire du rock et de tous les temps. Cela en
devient presque trop pour moi, l'éjaculation est déjà au bord du
drame quand je pose ma main au bord de leurs fentes sans défense et
ouvertes à mes propositions.
C'est à ce moment-là que je me
réveille, me demandant ce que je fais dans cette putain de vie qui
n'en finit pas. J'avale ma salive, amère, en même temps que mon
comprimé blanc et ovale. Le café coule, ploc-ploc, au goutte-à-goutte dans la cafetière. Noir, un demi-sucre pour
accompagner ma triste destinée dans un monde où la biochimie s'est
substituée à mon plaisir. Mon taux de sérotonine (c'est fou comme ce mot me renvoie à mes cours de biochimie de M. Pelmont) sanguin croit en
même temps que la ferme virilité de mon membre décroit. Point
final d'une vie.