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lundi 2 septembre 2024

Le sourire d'une belle-sœur

Jirô projette de faire un voyage du côté d'Osaka avec un ami. Cela sera aussi l'occasion de rendre visite à sa famille, répondre à ses obligations de fils et de frère cadet. Il a rendez-vous là-bas... Quelques jours chez son frère et ses parents, cela reste supportable... Alors en l'attendant, regardons donc le ciel et ses étoiles endormies, une petite brise légère autour d'une petite bière, pas de quoi tout de même se faire un harakiri...
 
"Les étoiles dans le ciel brillaient faiblement. Elles semblaient plisser leurs yeux ensommeillés."

On pressent aisément que le voyage tombera à l'eau. Restent donc ces moments familiaux, plein de respect et de contraintes. Un sentiment bivalent habite ainsi Jirô dans ce Japon du début du XXème siècle. L'habitude des bonnes convenances et de la tradition fait face à cette envie de s'éloigner du poids de cette famille. Et cette question qui revient sans cesse, aussi lourde et pesante qu'une enclume, pourquoi n'est-il pas encore marié. Il serait temps Jirô de fonder une famille, d'avoir des enfants. On va arranger ça, regarde ce catalogue de connaissances ou de filles de connaissance qui seraient te donner bonheur, te servir du saké, te faire un ou deux garçons...

lundi 17 mai 2021

Une Fleur Androgyne


Un jour son mari lui ramène un chien. Et c'est à la femme de le promener.
Un jour sa femme ramène un jeune homme. Et c'est au mari de s'inquiéter. Il se prénomme Dahlia et elle prétend qu'il est le fils d'une ancienne camarade.
 
Il se dégage une atmosphère de ce garçon où tout le monde semble tomber sous le charme, la femme surtout, la fille également, l'enfant aussi et même le mari ; une famille japonaise au complet. Le visage basané, comme ces nouveaux arrivants que l'on appellerait maintenant migrants, Dahlia se fond dans l'intimité de cette famille. Seul le grand-père déjà sénile semble retrouver une certaine lucidité à son égard, mais qu'en est-il de la parole d'un vieux tremblotant que la mémoire a oublié.
 
Et être sous le charme, c'est peu dire. C'est comme un état d'hypnose, même moi, je suis subjugué par le mystère qui semble l'envelopper. Étrange, presque comme si je vivais un rêve éveillé. Du coup, je les observe, tel un voyeur malsain. La femme qui se donne sauvagement à Dahlia, corps et âme. La fille entièrement nue, qui se masturbe, la porte légèrement ouverte pour qu'on l'observe, enfin elle espère surtout que Dahlia viendra l'ouvrir. Le cœur qui bat, s'emballe, étranges pulsions qui m'habitent, mon regard se porte sur cette femme, sur cette fille, que je détaille lentement, poil après poil, frisson après frisson. Tel un mystère, je me demande là où cette histoire va m'emporter. 
 
Avec l'extrémité de l'index droit, elle écarta doucement la touffe de son bas-ventre comme si elle se promenait dans une prairie. Sous la pilosité se trouvait un renflement élastique et, en s'enfonçant pour atteindre la moiteur, elle parvint à un ruisseau éclairé par une lumière oblique, un marécage dans un ravin et elle toucha une pointe douce à découvert. Lorsqu'elle mit une légère pression sur cette proéminence avec la partie charnue de l'extrémité de son index, sa peau frémit et soudain son entrejambe eut un soubresaut et une crispation. Ses tympans ne pouvaient plus capter de son, puis le bout de sa langue se paralysa et ses jambes se mirent à trembler. Un trop-plein d'énergie jaillit en elle et fit soulever ses fesses, par secousses successives. Chaque fois que son doigt frôlait la proéminence, elle sentait ses idées devenir vagues et confuses.