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samedi 24 juillet 2021

Santa C.

Christine, une pin-up carrossée.


Pas besoin d'en rajouter plus, vous imaginez déjà sa beauté, sa rutilance, le pétillement de ses cuivres et la brillance de ses chromes. Des courbes de pin-up. Christine a ce pouvoir obsessionnel sur les hommes, les jeunes comme les vieux. Combien d'années que je ne l'avais pas regardé à nouveau dans la profondeur de son âme, à mon âge on ne compte plus et on préfère oublier son triste passé. Pourtant l'envie m'a repris, pour mes plus beaux souvenirs.

Christine, c'est une Plymouth Fury, d'un rouge lubrique comme l'orange est à la mécanique - autre grand film, chef d'œuvre absolu. Christine c'est le désir, la femme, unique, obsessionnellement passionnée et chromée. Et quelle musique elle envoie, parce que sans musique, pas de vie - sans bière aussi mais c'est un autre débat. Christine est un film Culte, un verre dans la main gauche.

Christine, c'est la pornographie suggérée, une icône du sexe bandant. On a envie de la caresser, de respirer son cuir, de jouer de son cigare avant d'allumer la flamme et de s'allonger sur elle, branché onde 69 sur la banquette arrière, parce qu' il n'y a pas que les Dauphines. On s'y abandonne même comme dans les bras d'une femme. Parce que Christine est LA femme, ultime ou obscur objet du désir, qui aux premiers rayons de lune s'illumine de sa parure rouge métallisée.

jeudi 19 mars 2020

la Vérité est Ailleurs


Flint City, un coin presque perdu dans l’Oklahoma. Un petit garçon y est retrouvé mort aux abords du parc, couvert de sang, sodomisé par une branche, couvert de sperme. Ça te pose une ambiance, quand tu gares ton pick-up dans le dinner du coin ouvert très tard dans la nuit ou très tôt le matin. Tu commandes un café, avec quelques œufs brouillés, une serveuse au joli sourire pas brouillé. Un suspect, coach Terry. L’entraineur de tous les gamins de Flint City depuis des années, un homme bon et bien sous tout rapport. Mais le connait-on bien, ce monstre ? Comment est-il capable d’une telle atrocité. L’humanité en prend une nouvelle fois un coup… Deux policiers viennent l’arrêter, sur le carré de la pelouse, demi-finale de la conférence junior de base-ball. C’est la sidération sur le banc, dans les tribunes, dans la ville. Comme un lynchage sur place publique.

« Le monde est rempli de coins et recoins étranges. »

Le procès… Une évidence… Des témoins l’ont vu, chemise ensanglantée, camionnette volée. Enfin... une vieille, une gamine, un ancien taulard ancien alcoolique ancien camé et un type qui sort d’un bar avec des filles qui font danser leur poitrine nue devant quelques clients. Ça a l’air d’être quand même du lourd. Sauf que coach Terry semble avoir un solide alibi, à l’autre bout de l’état. Il était à une conférence d’Harlan Coben, grand maître du crime et des ventes de bouquins, avec ses collègues de boulot, confrérie des profs d’anglais. Qui croire… Ou plutôt que croire. Car cela me semble bien étrange comme histoire… Certaines évidences ne sont pas aussi évidentes. Des coins et recoins bien étranges dans la vicissitude de la vie et de cette banlieue si tranquille.