A mon âge, il faut bien si attendre.
Il y a le type qui se la joue en solo. Puis il y a celui qui joue du trio, s'aventure vers le quartet ou s'affole sur le quintet voir plus grand, tout un orchestre à ses claviers. C'est ça le jazz, des moments intimes, des moments de partage. C'est ça l'amour, c'est ça le cœur espagnol, The Spanish Heart.
Si j'aime ses pianos solo, parce que cela correspond aussi à ma musique, mon émotion, celle d'être en tête à tête, il y a cet album au parfum particulier qui est à ranger sur une étagère spéciale. Cela ne se compose pas, cela ne se classe pas, c'est comme ça, c'est la vie, point final. L'improvisation d'une rencontre. Celle d'une vie qui m'a accompagné, un peu, un peu plus à certains moments, un peu moins, à d'autres. Si je m'agenouille au confessionnal, j'avouerai que j'ai tout de même une préférence pour Keith J., mais Chick C. garde aussi mes faveurs, une place toute chaude autour de mon âme, malgré l'air glacé qui l'entoure.
1976, The Spanish Heart, avec d'autres types qui comptent pour moi aussi, Stanley Clarke à la basse (qui ne se souvient pas de son fameux Journey to love), un voyage à travers l'amour, ou Jean-Luc Ponty au violon (qui ne se souvient pas de ses interventions avec Frank Zappa). Une sonorité très seventies, le son, l'orgue, la musique. Et ce costume sur la pochette du disque, entre maître de cérémonie et matador pour aborder la Spanish Fantasy...
Mais avant...
