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lundi 17 juin 2024

J’aimerais Tant Voir Syracuse


J'entrevois un léger rayon de soleil à travers les persiennes fermées de ma chambre. Je n'ose les ouvrir, de peur d'illuminer un peu trop ma vie. Alors je prolonge cette chaleur par un ristretto dans la demi-pénombre de cette chambre d'hôtel, réfléchissant au programme de la journée, de ce week-end. Un bouquin sur le lit, quelques jours en Sicile, j'aimerais tant voir Syracuse. Dans la chambre d’à-côté, au bord de la séparation, Luisa et Melvil ont entrepris également ce petit séjour, avec le vain espoir de se replonger l'un dans l'autre, dans des corps et des âmes entrelacés, comme on plonge dans un verre de vin à la robe grenat.

Au bord de la piscine, lui avec ses lunettes noires plonge dans l’âme d’une blonde. Elle, bikini blanc, se noie dans les rayons orangés d’un Spritz illuminé par le soleil couchant. Alors que mon regard se porte à la hauteur de l’âme de Luisa, je perçois un mélange de tristesse et de peur. Le couple est arrivé hier, dans une voiture avec l’aile cabossée, me questionnant ouvertement si ce « désagrément » matériel serait à l’origine de la noirceur perçue sur leur âme.  

« Dans la foulée, j'ai commandé un apéritif, et nous avons pris place sous la verrière, dans le salon du jardin à plantes tropicales. Le serveur n'a pas tardé à réapparaître, son plateau à la main, porteur de nos deux apéritifs à base de vin pétillant, d'une lumineuse couleur orangée. Il a déposé les deux verres, accompagnés d'olives et d'une serviette grenat. »

vendredi 24 février 2017

Et le ciel est gris... en Californie

Je m’invite à Bel Air. Une fête entre riches producteurs et people mondain du show-biz. Hollywood !! Je ne me rappelle plus pourquoi j’y vais. Pas pour les mondanités, c'est sûr. Ce genre de fête c’était bien quand j’avais vingt-cinq ans, il y a vingt-cinq ans. J’ai plus l’âge de la coke. Il y a de la musique et surtout des nanas en string qui trémoussent leur cul désinhibé. Et puis, je vais me pinter la gueule gratos en reluquant cette jeunesse sans avenir qui exhibe leurs atouts non dénués de rondeurs et de charme tout en rêvant d’une célébrité même éphémère. Une serveuse, les roberts pointus et dodus, balance son cul entre les tables et les invités, un cul à invitation, oserai-je dire. Je l’invite dans ma chambre d’une suite(s) impériale(s).

« Cool », dis-je. J’ai à la main un verre vide avec des glaçons fondus et du citron vert, les restes d’une margarita.

A Los Angeles, la Californie ne me fait plus rêver depuis belle lurette, même Ginette avec ses seins en plastique, même Lucette et ses lèvres aussi proéminentes que ses fesses. Je m’assois à la terrasse d’un café, crêpe Suzette et Suze cassis. Rain, blonde à certaines heures – je ne l’affuble pas du diminutif de Rainette - s’assoit près de moi, la mini de rigueur, je glisse ma main entre ses cuisses, son sourire me dit « arrête, arrête », mes doigts glissent entre les poils de son pubis, ses yeux pétillent d’envie, mon majeur pénètre son intimité, elle croit que je vais lui écrire une histoire, un scénario qui fera d’elle une star, avec du glam et du sperme autour de ses lèvres. Je commande deux vodkas glacés, la chaleur me brûle les idées, les pages restent blanches avant de jaunir par le soleil. La vodka fond dans ma bouche, Rain fond sur ma queue, j’arrive encore à bander, je l’emmène dans ma chambre, celle d’une suite(s) impériale(s) avec jacuzzi et corbeille de fruits.