De la poussière, des poils et des litres de bières, de bourbon et de vodka à l'herbe de bisons...
mardi 25 avril 2023
YES I CAN
mardi 7 mars 2023
Charlie et ses drôles de dames
« Les lumières de bienvenue éclairèrent les quatre silhouettes sombres qui venaient de se faufiler entre les trois voitures garées devant la maison. Tex nota la présence d'une Porsche 911, d'une Pontiac Firebird et d'une Chevrolet Camaro toute neuve louée par Sharon Tate en attendant la réparation de la Ferrari de Roman. Ces voitures flamboyantes dormaient dans la beauté simple, méditerranéenne, du grand jardin de la maison. Les guirlandes de Noël les éclairaient comme dans la vitrine des concessionnaires de luxe qui vendaient leurs gros jouets dangereux aux stars de la pop et aux jeunes vedettes du Nouvel Hollywood. »
mercredi 13 avril 2022
Pure Doll Idole
Vue sous cet angle, Mima possédait un corps plutôt sensuel. Son tour de poitrine dépassait sans doute les 80 centimètres. Elle avait jusqu’à présent avancé sur le chemin de la « Cutie Rose » en cachant délibérément ses charmes. Dorénavant, elle ne se gênerait plus. Tadokoro souhaitait voir Mima déployait tous ses atours. De nouvelles phrases d’accroche étaient aussi en train de germer dans son esprit : « Neo Sexy », « Cutie Fashion », « Nude Heart ». Chacune des accroches qui lui venaient allait à l’encontre de l’ingénuité de Mima.
Nuit noire, nuit sauvage.
Dehors une légère pluie scintille sous le regard triste d’une lune bleue. Sur le plateau de télévision, le souffle coupé, le silence s’est éteint. Clap. Une lumière rouge vient de se déclencher sur la caméra. D’autres lumières s’allument subitement sur le devant de la scène. Clac, coups de projecteurs aveuglants. Le son monte, monte, monte comme le désir du spectateur. La lumière gicle d'un coup, puis se dirige langoureusement vers cette poupée adolescente au déhanchement aguichant, au déguisement provoquant. Finie l’ingénue jeune fille, la nouvelle jeune femme se présente à vous et à vos fantasmes. Le monde de la J-Pop mue comme l’adolescence.
Nuit bleue, nuit hurlante.
A l’ombre du plateau, un homme guette. Un pervers, un malade. Un homme pur.
Le costume était d’ailleurs lui-même plutôt éloigné de ce côté ingénu. Il était composé d’un débardeur mettant en valeur le décolleté et maintenu par des petits cordons décoratifs qui, lors des mouvements intenses, laissaient bouger librement sa poitrine. La minijupe froncée blanche allait ondoyer avec légèreté et donnerait l’effet d’être sur le point de tomber à tout moment pour tenir les spectateurs en haleine. Les longues chaussettes blanches et les gros rubans fixés sur la tête et à l’arrière de la jupe souligneraient le côté mignon de Mima en même temps qu’un aspect sexy qui créerait un fort contraste. Cette image pervertie allait faire parler d’elle.
mardi 11 février 2020
Brouillard
Bienvenue à Grosvenore-Mine, ses joies, ses pochetrons et ses kidnappeurs d’enfants. Voilà la pancarte que j’aurais dû lire avant d’entrer dans ce bled aux confins du bush australien. Mon Nissan 4x4 chargé de poussière, la traversée du désert, une cassette à bande magnétique de Nick Cave dans l’autoradio crachote ses sombres mélopées. La poussière se soulève de l’asphalte brûlant, ma gorge brûlée par l’incandescence du soleil, une allumette craque et mon corps s’enflamme aussitôt, combustion spontanée d’une vie dans le brouillard.

