Paula Cid, 42 ans et néonatologue, mène une existence tranquille, une vie des plus ordinaires à Barcelone. La routine d'un couple sans enfants, un verre de vin le soir pour laisser derrière la passion de son métier. Sauf qu’un jour, son compagnon de route et de vie lui annonce brutalement qu’il la quitte pour une autre. Sauf que ce même jour, quelques heures après, son ex-compagnon de route et de vie se tue en vélo. La double peine, la tristesse de s’être fait larguée et celle de le voir mort, les deux le jour même, se mêle et s’entremêle dans sa tête. Un sentiment de désespoir et de rage qui cohabite en elle.
« Un verre de vin à portée de
main, le deuxième déjà. J'essaye de savoir si avant je buvais avec la même
fréquence. Je sais que non, que je ne buvais pas autant, mais je fais semblant
d'avoir un doute. Lorsqu'on est seule, il est primordial de maintenir un
certain dialogue avec soi-même, de se mettre dos au mur, de ne pas tout se
permettre. Après cinq minutes, l'alcool est passé dans le sang, l'idée étant de
m'écraser dans le canapé et laisser l'éthanol déprimer mon système nerveux central,
m'endormir et faire chuter l'intensité de mes fonctions cérébrales et
sensorielles, mais j'échoue, comme pour tout ces derniers temps. »


