Le
piano de Jasper Van’t Hof, tout en douceur, m’enivre de sa mélancolie, de son
doux souvenir, d’un parfum de femme. Au-dessus de cette mélodie, le sax’
d’Archie qui vient caresser cette femme. Métaphore de l’amour ou du sexe, je
ressens ce disque comme une déclaration d’amour. Chaque écoute est un bonheur,
ravissement du souvenir, mépris de soi et sourire d’autrui. Le genre de disque
qui ne te quitte jamais entièrement, une mélodie qui bouscule toujours un peu plus
ton âme.
Inculte
ou presque, je ne connaissais pas l’existence de ce pianiste néerlandais avant
ce disque. Inconscient ou pas loin, je n’avais pas de disque d’Archie Shepp
avant celui-là, malgré une discographie foisonnante. C’est dire le
misérable être que je peux être dans cette vie insignifiante qui me traverse de
part en part. Depuis j’essaie de me rattraper, je découvre d’autres Archie Shepp,
Sax', Sex and Sun…
Sax', Sex and Sun…