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mercredi 21 février 2024

L'Eternel et Johnny Cash à l'arrière d'une Trabant


Il est là, assis sur une couverture, à l'ombre d'un vieil arbre dans ce parc de Londres. Paul McCartney a sorti un roman de son sac et tourne ainsi quelques pages en tendant l'oreille par moment sur la musique des oiseaux. Quel roman cela pourrait être, se demande l'auteur. Un roman islandais, peut-être. Un roman de lui-même ? La claque... Paul, le héros de sa jeunesse, il l'a accompagné tout au long de sa vie, qui lit un de ses livres. Mais comment oser l’aborder après ça ? Il a croisé souvent le regard de Paul, dans les étapes clés de sa construction d’écrivain, comme dans ce bus qui l’a emmené dans le Nord de l’île pour des vacances d’été, la bande des quatre assis au fond en train de composer de nouvelles musiques, une foire pas possible.

« Nous finissons par atteindre le bout du chemin, quoi que nous puissions faire, parce que tout a une fin. Les voyages, les baisers, les tasses de café, les désaccords, les randonnées, les bières, les étés, les angoisses, les journées de travail, 
la vie, 
et aussi le crayon à papier qui écrit ces lignes - il se consume peu à peu, c'est inexorable. Tout comme moi qui suis assis à la fois à Londres, dans l'herbe inondée de soleil, tout près de McCartney, avec la Trabant, l'Éternel et mon père entre nous, et ici, penché sur le vieux bureau de mon grand-oncle maternel, le poète capable de changer les mots en systèmes solaires, les phrases en voies lactées. Nous nous consumons tandis que le souffle du monde entre par la fenêtre : le ronronnement de la circulation, le chant douloureux des cygnes qui voguent à la surface de l’étang de Tjörnin tels des îlots couverts de neige, les cris des sternes arctiques, les trilles des oiseaux, la voiture qui passe devant la maison, la jeune fille qui tousse à l'étage d'en dessous, les résultats des élections dans deux pays, d'antiques tablettes d'argile exhumées des sables d'Irak, la Terre saccagée qui tourne sur elle-même et poursuit sa révolution autour du Soleil, emportant à son bord l'être humain, l'hymne à la vie, le plus destructeur des nuisibles, le plus cruel des prédateurs. »

mercredi 18 mai 2022

Moiteur Atomique


Troisième café du matin, je fixe l’âme du soleil à travers la vitre. J’ouvre la fenêtre, mes pensées s’envolent. Platitude de la vie où les feuilles vont et viennent, où le raisin se met en grappe autour d’un fil, oui, je fais face à des vignes. Au loin, j’entraperçois une vache, normande ou limousine, pelage blanc tâches noires. Ou l’inverse, ça dépend de la polarisation de mes lunettes de soleil, ou de celui qui voit le verre à moitié plein ou à moitié vide. Moi, en tout cas, je le bois, je le vide. Oui, j’aime regarder les vaches, elles ont souvent l’air plus intelligentes que moi et semblent me dire « mais qu’est-ce tu fais ici à me regarder, passe ton chemin, vieux ! ». Alors…

Le casque sur les oreilles, je déambule à travers champs, à la rencontre d’autres inconnues entourées de mystères, pendant qu’au loin un cor de chasse s’époumone rappelant les chiens de bassecour. Chasse interdite dans mon domaine, les bisons vivent en pleine liberté, fouettant la poussière aride de leur vie. Seule est autorisée la cueillette de champignons hallucinogènes, When I saw a mushroom head When I saw a mushroom head When I saw a mushroom head When I saw a mushroom head I was born and I was dead I was born and I was dead… Une explosion atomique.   

Le casque sur les oreilles, la tête tintinnabule. Je commence à avoir chaud, enveloppé par cette douce mélodie, les chœurs au cœur, humide mélancolie. Et puis, ouais, je me fous à poil, bête à poil que je suis, promenons-nous nus dans les bois et le monde en sera plus libre. Ouais, dansons nus sous le soleil, plus ou moins exactement. Suons de bonheur à chevaucher sans limite le plaisir de ces corps lourds et engourdis de la vie. La température s’élève fiévreusement, la moiteur est atomique.

mercredi 22 décembre 2021

Trois soleils et de la Poussière de Diamants

Tu l'entends ? Tu l'entends ?
Bien sûr que tu l'entends, le murmure. Le murmure assourdissant et permanent comme un bruit parasite à l'intérieur...*

De la neige et du silence, je m’enfonce dans le vide blanc. Pas une parole, juste des regards lourds de sens, des hurlements de loups, des frottements de neige, le sifflement du blizzard. A errer sur la piste, à se brûler par le froid et la solitude, la folie me guette. Jusqu’où ma survie ira, dans cette étendue d’une blancheur immaculée. Tout est blanc, sauf ces tâches de sang qui coule coule de ma tempe de mon cœur. La neige devient rouge, rouge sombre, presque noire, comme l’âme humaine dans cette lointaine contrée perdue aux confins des terres, là où la neige recouvre toute la poussière de ma vie. 

Tu nous entends le Blizzard? Tu nous entends?
Si tu nous entends, va te faire enculer.*

Le regard porté au loin, les pensées posées au fond d’un verre de vodka, je vois plusieurs soleils, ce que les Indiens appelleraient certainement des Sun Dogs dans leur langage si imagé. Phénomène qui m’interpelle : réalité scientifique ou fond de ma bouteille d’eau-de-feu-ou-de-vie ? Etrange, étrange… 

Si tu nous entends souviens toi que t'es pas tout seul. Jamais
On est tellement nombreux à être un peu bancals un peu bizarres
Et dans nos têtes il y a un blizzard
Comme les mystiques losers au grand cœur.*  

jeudi 26 août 2021

Le Mythe du Cornichon Malossol


A bord d'un mythe, billet en poche, balluchon chargé de vodka, je grimpe pour un long voyage, objectif Sibérie. Un air de Tchaïkovski se balade des hauts-parleurs de la gare, signe annonciateur du départ du Transsibérien. Installé dans le compartiment N° 6, je regarde à travers la crasse d'usure de la fenêtre, les derniers visages restés à quai. Je sais qu'après ce voyage, je serais transformé, on ne voyage pas dans un mythe sans conséquence. Vient s'asseoir dans ce compartiment, une jeune femme, pas un canon, ni une mocheté, simplement une femme avec son charme, une finlandaise même. Je me réjouis déjà de ce long tête-à-tête silencieux que me promet ce voyage. Le mythe du cornichon malossol.

Et au long de l'obscurité la nuit plaqua une aube rouge à la fenêtre. Une lune jaune balaya l'éclat de la dernière étoile, ouvrant la voie à un soleil de feu. Lentement toute la Sibérie blanchit. L'homme, en pantalon de survêtement bleu et chemise blanche, faisait des pompes entre les deux couchettes, la sueur au front, les yeux mal réveillés, la bouche sèche et malodorante, et dans le compartiment le poisseux relent de sommeil, la fenêtre sans souffle, les verres à thé muets sur la table, les miettes, par terre, réduites au silence. Une nouvelle journée s'ouvrait, avec ses forêts de bouleaux orangés sous le givre, ses pinèdes aux profondeurs peuplées d'animaux, ses tourbières moutonnant sous la neige fraîchement tombée, ses caleçons blancs aux jambes flottantes, ses pénis mous, ses founettes, ses counettes, ses chounettes, ses amples chemises de nuit à fleurs en flanelle, ses chaussettes de laine, ses châles, ses brosses à dents en bataille. 

jeudi 15 avril 2021

Loin de Montmartre

les chroniques transat 

Le VOYAGE

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Mon esprit divague et est bien vite happé par la petite musique intérieure du Transsibérien.
Ressens-tu, chevillé au corps, ce tempo, cette belle cadence ?
Kharacho.
C'est la valse à quatre temps, la ritournelle des grands jours, qui fait tourner la tête et chavirer le cœur car le Transsibérien n'a pas attendu longtemps pour caracoler et donner l'impression de s'envoler dans les airs.
il danse comme seuls les vrais beaux trains savent le faire, entraînant avec lui tous ses passagers.
Tac à tac tac à tac tacatacoum
Mieux, il tangue avec panache et roule avec fougue, comme un cargo taillé sur mesure, accompagnant à la perfection les mouvements amples de la houle.
Ne pas bouger, juste écouter et regarder la vie depuis le plus long train du monde, le plus mythique, le plus extraordinaire, le seul et unique capable de repousser toutes les frontières. Je te rends compte de ce que j'ai vu dès les premières heures.
Tant de regards tristes, tant de désillusion, de vies gâchées.
Bien sûr, je t'entends me dire que, dans la vie, personne ne fait le même voyage. Nous sommes pourtant tous embarqués dans la même direction avec notre barda et notre paletot.
A chacun son baluchon.
A chacun son train de vie.

Blaise, dis, sommes nous bien loin de Montmartre ? Oui, Jeanne, nous sommes bien loin de la butte au Sacré-Cœur. Nous avons fait du chemin, des champs de blé en champs de neige, une neige lourde et pesante. Et mouillée. Ce matin, j'ai pris un billet de train, le VOYAGE d'une vie, le voyage de vies, un voyage d'envie. Des rêves pleins les yeux, encore mouillés par l'émotion qui s'évapore du flot de la vodka, le long du fleuve Amour. 

mardi 2 février 2021

Le Vagabond Romantique


Petit traité sur l’immensité du monde. Tout est énoncé dans le titre. Ou presque. Le voyageur face à l’immensité des terres doit effectivement se sentir tout petit, une poussière. Je me sens d’ailleurs poussière, prêt à m’envoler dans ces lointaines contrées, à travers ces plaines désertiques, aux confins des steppes silencieuses là où seul le vent chante ses mélopées comme une ritournelle sans fin, ou comme un ivrogne un soir de pleine lune.

Perdu dans l’immensité du monde, l’esprit divague, des vagues de pensées qui submergent ton subconscient tel un tsunami dévastateur sur une terre vide. Il faut avoir un putain de courage pour affronter son esprit, seul dans une tempête de poussières ou de neige. Avec pour seuls compagnes, quelques bouteilles de vodka dans son barda, l’errance sans but, voilà de quoi réhabiliter le vagabond romantique. Surtout quand la bouteille est vide… 

« J’ai vite compris qu’à trop divaguer sur les cartes on risquait la déception. Car le voyageur, une fois l’esprit encombré de mythes, ne partira pas pour découvrir des royaumes inconnus mais pour vérifier si ceux-ci ressemblent à son rêve. Et lorsqu’il parviendra devant la muraille de Samarcande avec le crâne farci de descriptions antiques et la certitude que se dévoileront dans l’horizon des coupoles turquoise et lustrées surnageant comme des îles d’un voile de poussière levé par le pas des caravanes, il se trouvera fort déçu d’avoir à traverser une banlieue industrielle. Neuf ans après l’effondrement de l’URSS, je suis moi-même un jour tombé de mon rêve et la chute sur le pavé du réel fut douloureuse. »

lundi 9 mars 2020

L'âme slave


« Dehors, juste au-dessus du wagon, dansent de légères étincelles bleues, produites par le frottement du réseau de câbles et d'antennes avec les caténaires, des étincelles comme des frêles incisions dans la masse compacte du ciel, qui éclairent des congères boueuses repoussées le long des voies, avec leurs formes arrondies, massives, tels des mammouths ou des dinosaures endormis, posés là dans l'attente d'un hypothétique réveil. »

NIce, 9 mars 1881.
Anna Alexandrovna, jeune aristocrate russe, est sur le quai de la gare. Une certaine impatience même à quitter ces lieux, d'une villégiature de luxe. Les "exils" bourgeois de ses parents sur la côte d'Azur l'ennuient. Elle est une de ces beautés, celle des filles de bord de mer, mais son âme slave la ramène toujours vers la grandeur de son pays, sa vodka, son herbe à bison et ses promenades à cheval dans l'immensité de ses steppes.

« Le train poursuit son avancée dans la nuit, comme s'il ouvrait la terre droit devant lui, rejetant les ténèbres de part et d'autre de la voie. La nuit est noire, d'un noir dense, serré, d'où toute trace de gris a disparu. »

Moscou, 8 mars 2012.
Irina, une de ces beautés des filles de l'Est qui se dévoile sur le papier glacé d'un magazine ou sur un site de rencontres pour ceux qui recherchent l'âme slave, avance timidement sur le quai. Une certaine appréhension l'envahit, comme une peur de l'inconnu. De Moscou à Nice, elle quitte tout pour Enzo, un de ces gars qui se réfugie derrière un pseudo pour rencontrer l'amour. Elle ne l'a jamais vu, ne lui a jamais parlé, mais le monde virtuel les a rapproché. Il aurait pu lui payer un billet d'avion, pourtant elle a préféré la lenteur du train, comme pour mieux respirer son attente et sentir le paysage défiler derrière la vitre du compartiment.  

jeudi 25 janvier 2018

Concerto pour piano N°2

J’assiste au premier concert du jeune prodige Aksel Vinding à la Philharmonie d’Oslo. Un triomphe, les applaudissements n’en finissent pas, la tension se relâche, le public est ému, j’aurai les larmes aux yeux. Quelques années après, « la société des jeunes pianistes », la musique reste en moi, comme une pensée continue qui se fond dans mon rythme intérieur. Je ne me souviens plus de ce qu’il a joué, lors de ce premier concours-récital. J’ai loupé sa création intime de « la rivière », comme un appel au secours – mais peu importe, je raccroche facilement à la suite de l’histoire, troisième volume. Chaque grand moment musical semble coïncider avec un grand déchirement personnel. Anja Skoog, son grand amour s’est donné la mort au premier épisode. Il se relèvera auprès de Marianne, la mère d’Anja, qu’il épousera.

Me voici donc à Oslo, ce nouveau concert, cette fugue d’hiver qui se joue, pendant que dans la maison Skoog, Marianne se donne elle aussi la mort. L’envie de tout plaquer, de se retirer de ce milieu, ce monde, pourquoi pas tout au nord de cette Norvège, là-bas près de la frontière russe, alors que sa maison de disque lui promet un grand avenir, des tournées européennes, jouer à Vienne… S’isoler du monde, avec une bouteille de vodka. Plusieurs même. J’aime quand la littérature déploie des bouteilles de vodka glacée sans compter, que les verres s’enchainent, la tempête se déchaine, le blizzard, fuck le blizzard, des rennes traversent la route enneigée, j’hallucine, le majeur se congèle, comment bien jouer après au piano…

« Je vais dîner seul dans le restaurant de l’hôtel et boire en silence, jusqu’à en tomber dans les pommes. Je poursuivrai de longues conversations avec Rachmaninov dans lesquelles je lui demanderai pourquoi l’âme russe est si violente dans son expression. »


lundi 20 novembre 2017

la Sueur d'un Torse Nu

Rayé un nom de la liste...
Bon Scott.
C'était dans les années 80. J'étais jeune et con à l’époque.
Je ne connaissais rien au rock.
Rayé un nouveau nom à cette liste.
Malcom Young.
C'était hier. Plus vraiment jeune, toujours aussi con, l’archétype même du pauvre type devant ses shots de vodka, qui s'en sert un pour lui, un autre pour Malcom, au cas où...
C’était hier ou presque. Plus marquant. Encore un jour sombre.
Il reste Angus bien sûr et Brian. L'autre frère Young, et Johnson digne successeur de Scott.
Mais bon, pour encore combien de temps...

LET THERE BE SOUND

Enlève ton tee-shirt
Ce rock s'écoute torse nu
S’envahir de chaleur sur
Courant alternatif
Une évidence
Courant continu
Comme celle de remuer ta crinière au vent
ou de sautiller sur place
comme le majeur mouillé dans une prise électrique
Frissons

LET THERE BE LIGHT

Éteins la lumière
Faisons l'amour comme des bêtes
Jusqu'à ce que la sueur dégouline
sur ce torse nu
Respire hume lèche
ces gouttes aigres de plaisir
de folie
de désir
la sueur d'un torse nu

vendredi 17 novembre 2017

La Décantation Suprême du Silence et de la Lumière

« Un soleil pâle, l’infini de l’étendue marine et, à l’arrière, l’attente éternelle de la taïga. Le temps aboli. »

Il y a déjà quelque temps j’ai pris le temps de parcourir la Sibérie. Prendre son temps, parler du temps. Avec un autochtone, en chapka. Ou seul, enseveli sous une neige vierge. Prendre des détours, dans la vie, se perdre, dans la Sibérie. Mais pas comme un Sylvain Tesson dans le silence d’une cabane avec bouteilles de vodka. Plutôt comme un Andreï Makine dans le silence de la taïga,  avec bouteilles de vodka. Le temps aboli.

Indissociables, d'ailleurs, la vodka, la Sibérie et le silence. C’est une histoire de décantation, mais ça tu ne peux pas comprendre. Le silence a besoin de décanter comme la vodka. Les silences sont lourds à porter, les amas de neige aussi. Le silence s'abolit devant son étendue.

A travers mes lunettes embuées par le froid sibérien et par la chaleur d’une fin de vodka polonaise et d’un début de vodka suédoise, je croise le regard clair de Pavel, accompagné des autres Ratinsky, Vassine, Louskass, Boutov. Des noms bien russes. Eux-aussi parcourent la désertitude de ces lieux. Désertitude, ça me plait bien comme mot, façon d’accentuer la solitude de certaines vies désertes. Suivre les ordres. Au pays du léninisme, du stalinisme, du communisme, les ordres font office de vie même en pleine Sibérie. Un écart et hop au goulag ! En Sibérie, bien sûr, c’est là que le goulag est le meilleur. Effectivement vu de cet œil dont une larme jaillit par ce froid piquant, cela ne change pas beaucoup, goulag ou pas, la Sibérie reste la Sibérie, les rations sont les mêmes, pas la vodka par contre. Donc vaut mieux être gardien que prisonnier. Cette petite troupe est d’ailleurs à la poursuite d’un « évadé ». Dangereux opposant politique ou simple prisonnier de la taïga ?

mardi 10 octobre 2017

Chat-Pitre Un

Une vie de chat, c'est pas facile. Encore moins quand il est question d'une jeune chatte qu'il faut initier à la vie, à ses dangers et ses plaisirs.

Chi, qui rime autant avec énergie que pipi ou Chablis . Un début tout en tristesse. Les larmes coulent, une petite boule de poil se retrouve séparée de sa maman. Cela pourrait être le début d'une grande aventure, façon roman initiatique - a little cat into the wild - la découverte de la chasse, de la cueillette, auto-apprentissage qui forge le caractère, la détermination et la confiance en soi. Bref, à l'état sauvage, en terre inconnue. Cap sur l'aventure.

Sauf que ça vire vite au cauchemar. Chi se retrouve à deux pattes de se retrouver écraser par un gros food-truck qui en aurait fait de la chair à hamburger bourgeois. Chi se retrouve à une queue de se faire bouffer par un molosse, genre ennemi canin, aux dents longues et à l'appétit féroce. Reste zen Chi, c'est dans ton Chi que se trouve ton énergie vitale.