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samedi 23 février 2019

Doux doux, doux doux doux doux


Hey babe... 

Question fraîcheur, je replonge, peu de temps après « le syndrome de la vis » dans la littérature Marie-Renée Lavoie, un bonbon à l'érable en guise de douceur exquise. J'y retrouve la même recette, de la poutine et beaucoup d'humanité. Et je dirais même que « C'EST BEN MIEUX QUE DE L'OSTIE DE POUTINE », même si je n'ai pas eu ce plaisir léger d'accompagner mon rhum 100% Québec de cette poutine aux accents sacrés.

La petite Laurie mêle études et petit job d'appoint, une vie simple d'adolescence tranquille, le genre à s'y connaître en mécanique. Si je ne m'abuse, elle croisera même Lady Oscar, petit bout central de « La petite et le vieux ». Oui, je fais genre, je m'y connais en littérature québécoise, c'est que le froid, la neige, la glace et les sacres m'attirent. Et crois-moi, par moins vingt, mieux vaut garder sa tuque si tu ne veux pas t'enrhumer.

« - La neige crounche, y doit faire moins vingt.
- C'est parfait.
- Ha ! Parfait pourquoi ?
- Parce que les tiques meurent à moins vingt.
- Les tiques ? Les petites bibittes dégueulasses ?
- Oui, qui sucent le sang des animaux.
- C'est celles qui plantent leur tête, ça ?
- Oui, comme des autruches, mais dans le corps...
- Yark !
- Pis y'a plein d'autres bibittes qui meurent à moins vingt. Très pratique. J'adore le froid.
- T'es un spécialiste des bibittes ?
- Indirectement.
- Les batteries de char meurent aussi. Ça, c'est moins cool.
- T'es une spécialiste des batteries de char ?
- Indirectement. »


lundi 9 avril 2018

Sam, t'es où, câlisse ?

« Un dernier coup d'œil à la ruelle, à la lune, au ciel pas d'étoiles, à une poutre au plafond.
« Anyway, je suis mort déjà. »

Un dernier coup d’œil à la ruelle éclairée par une lune pâle. Le plafond est bas, les nuages imposent leur chaleur ouatée. Je lève les yeux au ciel, espérant y retrouver malgré tout le bleuté de la lune. Mythique. La lune et une étoile qui brille dans le ciel, dans le cœur, au plus profond de mon âme. Sauvage. Un cri dans la nuit. Bestial. La bête rôde, un loup ? Non. Juste un chien qui clame sa solitude la nuit, comme un loup le ferait pour retrouver sa meute. Sam. Sauf que Sam n’a pas de meute, un chien solitaire, un chien SDF, un chien de SDF.

Des ivrognes gerbent sur le trottoir. Pourtant la soirée est encore jeune. De la musique stellaire braille sa mélancolie à l’intérieur des vieux juke-box d’un bar où les habitués s’endorment sur le comptoir quand ce n’est pas dans le caniveau. Un être perdu, une âme en peine. Il crie lui-aussi. Sa peine, sa solitude. Sa peur surtout. Il a perdu son compagnon, son être cher, son chien Sam. Il vit dans la rue. Sam le maintient en vie. Une grosse boule de poil pour se lover contre. Que va-t-il devenir, câlisse, sans son chien. Sans Sam.