Il est là, assis sur une couverture, à l'ombre d'un vieil arbre dans ce parc de Londres. Paul McCartney a sorti un roman de son sac et tourne ainsi quelques pages en tendant l'oreille par moment sur la musique des oiseaux. Quel roman cela pourrait être, se demande l'auteur. Un roman islandais, peut-être. Un roman de lui-même ? La claque... Paul, le héros de sa jeunesse, il l'a accompagné tout au long de sa vie, qui lit un de ses livres. Mais comment oser l’aborder après ça ? Il a croisé souvent le regard de Paul, dans les étapes clés de sa construction d’écrivain, comme dans ce bus qui l’a emmené dans le Nord de l’île pour des vacances d’été, la bande des quatre assis au fond en train de composer de nouvelles musiques, une foire pas possible.
De la poussière, des poils et des litres de bières, de bourbon et de vodka à l'herbe de bisons...
mercredi 21 février 2024
L'Eternel et Johnny Cash à l'arrière d'une Trabant
Il est là, assis sur une couverture, à l'ombre d'un vieil arbre dans ce parc de Londres. Paul McCartney a sorti un roman de son sac et tourne ainsi quelques pages en tendant l'oreille par moment sur la musique des oiseaux. Quel roman cela pourrait être, se demande l'auteur. Un roman islandais, peut-être. Un roman de lui-même ? La claque... Paul, le héros de sa jeunesse, il l'a accompagné tout au long de sa vie, qui lit un de ses livres. Mais comment oser l’aborder après ça ? Il a croisé souvent le regard de Paul, dans les étapes clés de sa construction d’écrivain, comme dans ce bus qui l’a emmené dans le Nord de l’île pour des vacances d’été, la bande des quatre assis au fond en train de composer de nouvelles musiques, une foire pas possible.
vendredi 30 décembre 2022
les Quatre Saisons de Vivaldisson
Au bord de la mer.
vendredi 8 janvier 2021
Epices Islandaises
Le célèbre Erlendur est parti en promenade dans les landes, des vacances méritées en solitaire, en flic taciturne et sombre. Du coup, je me retrouve avec l’inspectrice Elinborg pour mener l’enquête. Une affaire de viol et de drogue du violeur. D’ailleurs, ça serait le violeur qui aurait ingéré la drogue et se serait fait tuer. Pas commun cette affaire…
Elinborg est peut-être l’antithèse d’Erlendur. Elle parait enjouée, une mère de famille qui essaye tant bien que mal d’élever ses trois enfants, des ados à l’âge difficile. Pas facile donc de concilier ces deux parties prenantes de sa vie. Erlendur n’a plus donner signes de vie depuis son brusque départ, une voiture de location laissée à l’abandon. Mais on n’a pas le temps de s’en occuper. Cela fera l’objet d’une autre affaire, d’un autre bouquin, priorité au meurtre du jour aux odeurs de tandoori.
« Ensuite, elle avait vu ce sang.
Et cette entaille en travers de sa gorge.
Elle avait été prise de nausée. Elle ne voyait plus que le visage blafard de l'homme et cette entaille rouge, béante. Elle avait l'impression qu'il la fixait de ses yeux mi-clos et qu'il l'accusait. »
dimanche 29 novembre 2020
Blizzard
Le vent, le blizzard, la neige.
La
houle, les vagues.
La
nuit, les étoiles et la tristesse des anges.
Les éléments se déchaînent, et la poésie m’enchaîne.
Je me retrouve prisonnier du vent, du blizzard, d’une tristesse qui me colle à la peau comme de la neige mouillée et qui dissout lentement mes vieux os. Je m’engouffre dans une taverne, des bruyants ancêtres vikings qui versent et déversent des gobelets métalliques remplis de cervoise se réchauffent joyeusement, pas que la cervoise se serve chaude dans ce coin reculé de la Terre et du monde glacé.
« Les étoiles comme la lune disparaissent et bientôt la clarté, l’eau bleutée du ciel, vient tout inonder, cette délicieuse lumière qui nous aide à nous orienter à travers le monde. Pourtant, elle ne porte pas si loin, cette clarté, elle part de la surface de la terre et n’éclaire que quelques dizaines de kilomètres dans l’air où les ténèbres de l’univers prennent ensuite le relais. Sans doute en va-t-il de même pour la vie, ce lac bleuté à l’arrière duquel l’océan de la mort nous attend. »
Je m’installe au fond de la salle, mélange de pénombre et de vieille poussière que des siècles de lecteurs ou d’ivrognes ont fréquenté. Je reste silencieux, je lis juste une phrase, ce n’est pas de l’indifférence ce silence, c’est juste un de ces instants magiques, comme quand la lune bleue s’éveille au milieu d’une foule d’étoiles et d’embruns.
dimanche 22 novembre 2020
Skyr et Skøll
« Tout au fond de ton cœur
Que ce soit dans la joie
Ou bien dans la douleur
Sonne le chant de l’Islande. »
Je me retrouve ainsi devant ma machine à écrire, le syndrome de la page blanche, des cendres éteintes, mes poussières de cheminée, de vie. Seul dans la pénombre du matin, un bol de skyr entre les mains. Je cherche les mots, ils ne me trouvent pas. Ils se sont perdus dans ma pensée, dans la fraîcheur de la tourbe, devant l’immensité de la nuit. Les mots se sont enfouis, ou se sont perdus comme un phoque esseulé sur un rivage, comme une lune bleue derrière l’amoncellement de nuages noirs.
Fuck le blizzard, le vent souffle et tourne les pages de cette vie, une vie incomprise, dans un temps pas si reculé. Les années soixante et Hekla, aussi volcanique que le volcan qui lui doit son nom, est une poétesse, une écrivaine. Avec Jon John, son plus fidèle ami qui lui cout des robes, elle tente de trouver sa place, en terre viking, là où les femmes sont le plus souvent cantonner au foyer familial, à entretenir le feu dans la cheminée, ou sous la marmite. Hekla, c’est une écrivaine de talent. Elle le sait, et chaque nuit, elle tape des pages et des pages de son premier roman, au moins 200 pages, moins que James Joyce tout de même.
vendredi 1 mars 2019
Le silence. Et la nuit. Et la pluie.

jeudi 24 août 2017
Le Paradis Perdu
« … la mer sommeille, la montagne somnole et le silence règne dans le ciel… »
L’Islande.
Dès les premières mesures de ce roman, je m’y suis trouvé. Installé même. Le
froid, l’iode. La mer qui me fouette le visage. Le roulis de ce vieux bateau de
pêche. Pêche à la morue. Et ce silence. Un silence lourd qui m’envahit. Un
silence qui fait partie de moi. J’ai envie d’y aller, « Entre Ciel et
Terre » pour ressentir ces émotions, ce parfum, cette poésie de la mer et
des landes. Et puis le vent, la pluie glaciale, le blizzard. J’ai oublié ma
vareuse. Fuck le blizzard. « Le vent de la Mer Glaciale souffle, il forcit à chaque minute qui passe et éructe des flocons de neige. »
« Les hommes n’ont nul besoin de mots, ici, en pleine mer. La morue se fiche des mots, même des adjectifs comme sublime. La morue ne s’intéresse à aucun mot, pourtant elle nage dans les océans, presque inchangée, depuis cent vingt millions d’années. Cela nous apprend-il quelque chose sur le langage ? »
samedi 19 août 2017
La Ballade (pas si bucolique) Islandaise
Un bébé qui mâchouille et bavouille pour se faire les dents… C’est mignon comme tout… Surtout quand on se rend compte que ce qui lui sert pour faire les dents ressemble à un os… humain… une côté fêlée… Un os remonté à la surface dans le terrain d’à-côté suite aux travaux de construction d’une nouvelle résidence. Reykjavik est en pleine expansion, qui aurait cru que la ville se serait étendue sur ces terres sauvages… Erlendur doit se rendre sur place, plus préoccupé par le sort de sa fille, retrouvée dans une piaule à drogués. Et si j’appelais un archéologue pour qu’il m’en dise plus sur ces ossements ? Fatale erreur. Il ne sait pas comment travaillent ces archéologues, avec pince à épiler et petit pinceau pour nettoyer la terre. A ce rythme-là, je vais avoir le temps de finir mon pack de bières, et de voir des trolls danser autour de moi. Une cuvée des trolls, l’esprit un peu islandais.« il lui avait caressé la joue avec la lame de son rasoir. »




