Le marcel jauni par la poussière et la sueur, le panama vissé sur la tête, je m’installe à la terrasse du Havana bar. Bières et whisky, sinon je ne me sentirai pas à mon aise. Quelques putes aussi, sinon je ne me sentirai pas à mon aise non plus. Le soleil me brûle la peau, le cul de cette gamine me brûle la rétine. Bienvenue à Port Tropique, une ville imaginaire d’Amérique Centrale.« Son pénis avait durci, mais il ne voulait pas se masturber. Il but un peu d’eau gazeuse, vomit. »
Je regarde le soleil se coucher dans la mer, les yachts amarrés au port, les putains autour des hôtels. J’entends des coups de feu au loin, une révolution se prépare, les socialo-communistes veulent le pouvoir. Franz transporte une mallette de billets de banques, des trafiquants - d’armes de drogues de rhum on s’en fout – pour un échange de service ou de bon procédé. Mais Franz s’en fout de tout cet argent. Il fait son job, il boit une bière, il se fait sucer, il est à Port Tropique comme il pourrait être dans n’importe quel bled des Tropiques.
