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mercredi 9 janvier 2019

Boulevard Giscard d'Estaing

« Après ma cinquième bière, je me sens ragaillardi. A la neuvième, rassasié comme un poulet grillé et pimenté servi dans du papier journal puis d'une sole braisée dépiautée de mes mains, ça va mieux. A la douze ou treizième, je me mets à rire quand une averse soudaine nous chicote tous et qu'on se retrouve serrés sous un auvent.
A la je ne sais plus combientième, je me trouve en discussion avec une serveuse en short. Elle s'appelle Pascaline et ses seins débordent de partout. Son nombril et ses hanches ne sont pas mal non plus.
A trois heures et demie du matin, après avoir bu et rebu, Silué siffle la fin de la récréation et décide de me rapatrier en Zone 4. »

Zone 4. Un nom qui évoque nostalgie et décadence à tous les amoureux de l'Afrique. Lieu des plaisirs nocturnes, du bruit et de la musique, des femmes – des jeunes filles – aux seins lourds et au cul bien ferme.

Zone 4. Une chaleur torride sur le dancefloor. Devant moi, des culs qui frétillent, des seins qui sautent et jonglent sous des tee-shirts mouillés de sueur et d'émoi, des sourires qui éblouissent, des jambes longues et noires luisant sous les stroboscopes... et des shorts mini mini mini.

vendredi 24 novembre 2017

Littérature Confiture

« On est stoned en permanence.
Hagards.
Les yeux hébétés.
Le geste alenti.
On n’a qu’une cassette. Sur une face, un best of de ZZ Top, sur l’autre, un vieil enregistrement graillonneux de l’album des Pink Floyd, The Dark Side of the Moon.
Zykë les passe en permanence, volume à fond. »

Quand les éditions Taurnada me propose de partir à l’aventure, je n’hésite pas bien longtemps, le temps de finir mon verre, de sortir mon album de Pink Floyd et d’écrire de la plume tout mon courage de revivre. Quelques bouteilles de binouzes et de bourbon dans mon baluchon, le dernier bouquin de Thierry Poncet et j’embarque immédiatement. Dépaysement garanti. Surtout qu’il est question de parcourir les latitudes de ce monde, toutes les terres sales et parsemées de bars, de putes et de bars à putes. De l’Afrique à l’Indonésie, escales en Australie ou en Andalousie.  Avec Zykë, comme chef de file, maître d’armes, pourvoyeur de putes, fournisseur d’alcool et de drogue. Grand charmeur, le colosse chaîne en or autour du cou possède un pouvoir de séduction indéniable.

Mais derrière cette grande aventure, il y a surtout une histoire d’amitié fidèle, d’un secrétaire devenu écrivain et d’un baroudeur devenu auteur. Je ne connaissais pas Cizia Zykë avant de lire ces formidables écrits et mémoires. Maintenant, je n’ai qu’une envie, me plonger dans les romans « Oro » et « Sahara ». Sieur Poncet m’a si bien vendu ces aventures qui s’étalent comme de la confiture fait maison sur des tartines de pain encore tièdes et moelleuses. Je découvre à l’occasion la littérature confiture, un genre que je n’ai pas exploré souvent avant, mon dieu que je ne suis pas aventurier, désespérant, et pourtant quel bonheur j’ai vécu là. Le pied !