Toutes les télévisions sont braquées sur le procès de Rodney King, cet afro-américain passé à tabac par quatre policiers blancs, filmé par une vidéo amateur, neuf minutes et vingt secondes de massacre et de honte. Quelques mois avant, un autre procès qui vit cette vieille coréenne condamnée à une amende pour avoir tué une autre adolescente noire lui ayant volé une bouteille de jus d'orange. Bien entendu, les policiers seront acquittés, il a été bien sûr prouvé que c'est la tête de Rodney qui est venu se fracasser contre la matraque du policier. C'est ainsi que démarre le film, et les émeutes de Los Angeles qui s'ouvrent sur une ville en feux, des habitants habités par la rage, la haine, la peur.Dans ce contexte, Millie, mère courage interprétée par Halle Berry, tente d'élever ses enfants et ceux qu'elles recueillent, par compassion et amour. Une ribambelle de gamins trimballée entre l'amour d'une femme et un quartier laissé à l'abandon.
Du bruit, de la musique, des rires, la jeunesse s'emporte dans cette petite maison, trop petite pour cette grande famille. Au grand désespoir de cet homme, qui se considère comme le seul blanc du coin, personnage au début borné et presque désagréable, est-il raciste ou exaspéré, grand Daniel Craig dans un registre différent, qui en devient au final attachant et d'une âme aussi généreuse que Millie.
