Une chaleur moite, la sueur qui dégouline le long de ma chemise, ladite chemise qui a changé de couleur depuis, j'erre dans les méandres de la solitude et des rues aux néons illuminés. Une devanture qui me fait ni chaud ni froid, pourtant je descends quelques marches pour accéder à ce café, le "Funiculi Funicula".
Quelques personnes à l'intérieur, un vieux à la table du fond, un pauvre type dans son coin seul à sa table avec une bière, une dame presque diaphane au milieu dans une robe immaculée blanche... Malgré tout, ce que je perçois au premier abord, c'est le coté tempéré du café, ni trop chaud, ni trop frais. Et presqu'en dehors du temps, de ce temps, de notre temps. Peut-être parce que le café est en sous-sol par rapport à la rue... Et cela se ressent aussi dans l’atmosphère qui s'y dégage. Étrange, comme un univers parallèle. Fascinant comme une paire de jambes qui se croisent et décroisent. Envoûtant comme le parfum d'un sourire. Jasmin.
"Sous l'effet de l'attraction terrestre, l'eau coule de haut en bas. Nos âmes exercent une force d'attraction, elles aussi. Face à quelqu'un qu'on estime et en qui on a confiance, on ne peut pas mentir. On ne peut pas s'empêcher de se montrer sous son vrai jour. En particulier dans les moments où on essaye de cacher sa tristesse ou ses faiblesses."
