- … Ma
gourmandise est encore insatisfaite. Mes lèvres s'ouvrent et englobent le
gland, puis le relâchent, très lentement, puis le reprennent et le relâchent de
nouveau, doucement, doucement... »
Imagine un antiquaire, pas si antique que ça, à Montréal. Une boutique au rez-de-chaussée, la propriétaire dans l’un des étages supérieurs de l’immeuble, pas mal la proprio, on a envie d’y faire le tour. D’ailleurs, elle descend l’escalier, jupe moulante, de longues jambes, le sourire malicieux et les yeux qui pétillent. Elle rentre dans l’arrière-boutique, quelques étagères poussiéreuses et surtout un sofa qui a du vécu, qui en a vu des culs s’installer dans le moelleux de son confort. Je te lui ferai bien péter les boutons de son chemisier, viles représailles d’avoir fait péter le bouton de mon jean d’une trop forte érection, lorsqu’elle se pencha ramasser un stylo où je ne sais quoi afin de me montrer sa croupe sans culotte.
- ... J'en
veux plus encore, et ma bouche insatiable reprend le gland encore, puis
enveloppe le reste de la hampe, peu à peu, tout en aspirant...
Pendant
tout le temps de cet échange, ma main avait repris sa caresse, le long de mon
sexe, de plus en plus vite, mon souffle s'accéléra, ma voix devenue rauque
trahissait mon état à celle qui était à l'autre bout de la ligne. »
Devant sa jeunesse et sa touchante timidité, je lui montre mes estampes japonaises. De l’érotisme cru avec des sexes démesurément grands pour ne pas dire grotesques, mais j’adore cet art. Les joues rouges, elle me demande si tous les désirs des hommes sont de ce calibre. Je lui montre le mien, descend ainsi sa jupe d’étudiante, sa culotte blanche de première de la classe, regarde son coquillage rasé et ainsi mon calibre devint plus gros. C’est le début de l’apprentissage, de la théorie à la pratique… Leonard Cohen passe à la radio, ça aussi c’est de l’apprentissage, peut-être plus important même que de comment ouvrir et lubrifier son cul, deux jeunes globes que mes mains ne cessent de caresser depuis que je reste derrière elle. D'ailleurs, juste sa voix seule, ce bon vieux Léo, il ferait mouiller les culottes sages des filles de McGill...
Du coup, je dois en être au troisième chapitre… Seulement… Il en reste encore quelques-uns dans ce roman dont l’intérêt si prometteur au début finit par lasser désirs et émois devant ces rencontres systématiques qui se finissent toujours nues sur le canapé, en sueur et en sperme, des filles de McGill très hot, du sexe lesbien, du sexe sodomite, du sexe masturbatoire, du sexe orgiaque… Bref je te passe les épisodes sur la visite de ces cabarets de nuit où des filles dansent nues, à peine recouvert d’un cache-sexe qu’à la fin de la chanson, il glissera comme malencontreusement, recevant ainsi les giclées de fluide masculin sur leurs corps, comme luisant ainsi d’une lotion après-solaire… Bref, c’est plutôt bien écrit, sans une once de vulgarité ou de non-consentement, le plaisir avant tout, plaisir de la chair, plaisir des corps en sueur, mais entre deux fluidités corporelles, il n’y a guère vraiment d’histoire…
« La Boutique des Plaisirs », Nicolas Marssac.
« Je tirai son corps légèrement vers moi, la soutenant avec mes mains placées sous ses fesses, qui étaient maintenant dans le vide, et plaçai ses jambes vers le haut, de telle sorte qu’elles s’appuyaient à mes épaules. Dans cette position, très ouverte, Barbara était à ma merci.
-
Regarde-moi…
Je plantai
mon regard dans le sien. Nous faisions l’amour avec nos sexes, mais aussi avec
nos yeux… »
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