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jeudi 20 décembre 2018

Asparagaceae


Troisième “affaire” de l’avocat Morgado. Je le comprends rapidement, Morgado se comporte plus comme un détective privé dans ce pays qu’un maître du barreau. Mais bon, quand son amour de jeunesse requiert ses services pour retrouver son mari, pilote d’hélicoptère américain et disparu des radars, il ne peut une nouvelle fois refuser le « job ». Je comprends aussi que cela soit dans ses deux précédentes enquêtes ou celle-là, le volume des pages tient à peine dans un verre de Tequila. Quelques quatre-vingts pages, à peine de quoi entamer la bouteille, une pincée de sel, un quart de citron suffit.

« Morgado aurait bien aimé avoir le sourire de dérision qu'affichent les privés du septième art, mais sa douleur à la tête, bien qu'atténuée par l'aspirine, lui en ôtait l'envie. Dans le rétroviseur intérieur, il vit le visage d'un homme fait, dans un triste état. »

Morgado a la tête du détective privé, le penchant pour la boisson en moins. Mauvais point pour lui, j’aime quand les privés ont leur flasque dans le vieil imper troué. D’un autre côté, un imper à Mexicali peut paraître superflu ou pervers, encore que j’aime bien la perversion.