« Il était une fois, donc, dans ce pays, un garçon que sa mère a appelé Loup. Elle pensait que ce prénom lui donnerait des forces, de la chance, une autorité naturelle, mais comment pouvait-elle savoir que ce garçon allait être le plus doux et le plus étrange des fils, que telle une bête sauvage il finirait par être attrapé et c’est dans le fourgon de police qu’il est, là, maintenant, une fois cette page tournée. »
Il était une fois un conte sans princesse mais avec un Loup. Mais je te raconte l’histoire d’une colombe, Paloma, qui vola seule de ses propres ailes – note personnelle, de mon esprit lubrique, je regarde encore la beauté de ses plumes pubiens, Paloma l’effet que me fait ce prénom à la moiteur bandante. Aussi, plus qu’un conte, c’est une légende, celle d’un Phénix qui renait des flammes de la tristesse et de la solitude.
Phénix, la mère, Paloma, la fille, Loup, le fils. Et pour commencer un poème de Verlaine :
Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.