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jeudi 29 juillet 2021

De la poussière dans la Barbe

 Quand Dusty retourne à la poussière,

c'est une Barbe qui va me manquer.




Je me retrouve bien triste ce matin,

comme tous les autres, d'ailleurs, dirais-tu...

Une pensée pour celui qui 

avec ses deux compères

m'ont longtemps fait vibrer

dans la poussière de ma vie.

Dusty Hill. 28.07.2021

jeudi 15 juillet 2021

Une Bière à la Bonne Température

 les chroniques transat 

Roman Policier

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« Je me dis que j'ai eu de la chance et je respire la pollution à pleins poumons tout en sirotant une bière qui aurait été à point si on l'avait laissée trois minutes de plus au frais. »


Putain, ce n’est pourtant pas si compliqué de servir une bière fraîche. Glacée, en fait, chaleur du Mexique oblige, faut désaltérer le gosier et nettoyer la poussière. Mais attention pas trop glacée non plus, la bonne température, quoi. Et pourtant, le pauvre Carlos n’en peut plus. Oui, ô misère, comment peut-il vivre avec une femme incapable justement de lui servir sa bière à LA bonne température. D’ailleurs, elle est partie en lui laissant en plus les gosses. Pourtant, c’est un bon gars ce Carlos, il aime quand même sa femme, même lorsqu’elle lui sert sa bière trop glacée, il aime aussi sa maîtresse, même lorsqu’elle lui sert sa bière pas assez fraîche. Oui, un bon type, humain, qui aime les relations humaines avec quelques crapules du coin, quelques putes du trottoir à l’angle du commissariat. Un bon gars qui sait ce qu’il veut, et il veut une bière, poupée, ni trop glacée ni trop tempérée.

« La deuxième bière était glacée, un vrai régal. Il n'était pas difficile de faire en sorte qu'une bière soit glacée. Ni tiède ni congelée, juste glacée. Cela semblait si simple que j'ai presque osé penser que même ma femme devrait y arriver. »

mardi 1 novembre 2016

Amitié Catalane en Illinois

« - Tu as lu Hemingway ?
J’avais à peine lu Hemingway ou je l’avais lu n’importe comment, et l’idée que j’avais de l’écrivain américain se résumait en un lamentable cliché dont le protagoniste était un vieux au bout du rouleau, dévergondé et alcoolique, ami de danseuses de flamenco et de toreros, qui véhiculait dans ses œuvres démodées une image d’Epinal de l’Espagne constituée de stéréotypes les plus rances et les plus insupportables.
- Oui, ai-je répondu, soulagé par cette lueur de conversation littéraire et comme je devais voir là une autre magnifique occasion d’annoncer clairement à mes collègues de faculté mon inébranlable vocation cosmopolite – que j’avais déjà affichée par mon commentaire homophobe sur le cinéma d’Almodovar – j’ai ajouté : Pour moi franchement, c’est de la merde. » 

La première partie du roman m’entraîne dans une université américaine de l’Illinois. Tu connais Urbana. Bien sûr, souviens-toi. Je ne te ferais pas l’affront de te raconter le film qui a donné ses lettres de noblesse à ce trou du cul de l’Illinois où même une Marylin Monroe dans sa splendeur ne réussirait pas à réchauffer les cœurs de ces péquenauds. Certains l’aiment chaud. Au début, Jacques Lemmon et Tony Curtis doivent donner un concert dans une ville glaciale du Middle West. Mais poursuivis par quelques gangsters, ile filent en Floride déguisés en choristes. Eh bien Urbana, c’était cette ville où ils n’iront jamais préférant s’encanailler sous le soleil de la Floride. De là à en déduire qu’il fait meilleur en Floride qu’à Urbana… Sauf qu’à Urbana, il y a une bonne université avec un  département de langues étrangères portant sur la littérature espagnole et des cours donnés en catalan.

Urbana, première partie, un écrivain débutant s’y installe,  version imaginaire et romancée de l’auteur en personne, Javier Cercas. Il y croise notamment un vétéran du Vietnam et se lie d’amitié au cours d’échanges sur la littérature,  dans un bar où si le premier prétexte fut de causer catalan, le second était de s’enfiler quelques bières dans une ambiance éclairée d’un comptoir de bar… en écoutant ZZ Top... et moi, je m'y vois très bien dans ce bar, à m'y sentir à l'aise, barbus et grosses guitares, serveuses et grosses poitrines, le genre d'endroit où je m'y reposerai bien éternellement (aussi bien accoudé au comptoir qu'entre les miches de la serveuse).