Je
m’invite à Bel Air. Une fête entre riches producteurs et people mondain du show-biz. Hollywood !!
Je ne me rappelle plus pourquoi j’y vais. Pas pour les mondanités, c'est sûr. Ce genre de fête c’était bien quand
j’avais vingt-cinq ans, il y a vingt-cinq ans. J’ai plus l’âge de la coke. Il y
a de la musique et surtout des nanas en string qui trémoussent leur cul
désinhibé. Et puis, je vais me pinter la gueule gratos en reluquant cette
jeunesse sans avenir qui exhibe leurs atouts non dénués de rondeurs et de charme tout en rêvant d’une célébrité même
éphémère. Une serveuse, les roberts pointus et dodus, balance son cul entre les
tables et les invités, un cul à invitation, oserai-je dire. Je l’invite dans ma chambre d’une suite(s) impériale(s).« Cool », dis-je. J’ai à la main un verre vide avec des glaçons fondus et du citron vert, les restes d’une margarita.
A
Los Angeles, la Californie ne me fait plus rêver depuis belle lurette, même
Ginette avec ses seins en plastique, même Lucette et ses lèvres aussi
proéminentes que ses fesses. Je m’assois à la terrasse d’un café, crêpe Suzette
et Suze cassis. Rain, blonde à certaines heures – je ne l’affuble pas du
diminutif de Rainette - s’assoit près de moi, la mini de rigueur, je glisse ma
main entre ses cuisses, son sourire me dit « arrête, arrête », mes
doigts glissent entre les poils de son pubis, ses yeux pétillent d’envie, mon
majeur pénètre son intimité, elle croit que je vais lui écrire une histoire, un
scénario qui fera d’elle une star, avec du glam et du sperme autour de ses
lèvres. Je commande deux vodkas glacés, la chaleur me brûle les idées, les
pages restent blanches avant de jaunir par le soleil. La vodka fond dans ma
bouche, Rain fond sur ma queue, j’arrive encore à bander, je l’emmène dans ma
chambre, celle d’une suite(s) impériale(s) avec jacuzzi et corbeille de fruits.



