Ah
la magie de Noël… Surtout à la télévision. Rediffusion de nanars, des « plaisirs coupables », soit disant.
Mais là où il y a du plaisir, il n’y a plus de culpabilité. Juste du plaisir.
Que du plaisir. Plaisir des yeux, plaisir des sens. Se retrouver dans le noir,
et prendre plaisir à regarder le plus grand film de Noël. J’avais le choix
entre Sissi l’impératrice ou un flic en marcel blanc. Mon choix s’est
naturellement porté vers le second, pour le thème de décembre du ciné-club de
Potzina, hébergé ce mois-ci par Rose de « La Chambre Rose et Noire ».
Je
me revois en 1988, Bruce Willis,
gringalet dans « Clair de Lune » avec la belle Cybill Shepherd et l'humour ravageur contre l'humeur pince-sans-rire, enfile son marcel le plus blanc de sa garde-robe et, après
quelques séances de musculation intensive, part sauver à lui tout seul une tour
de cristal, prémices du 11 septembre, prête à exploser, avec au départ juste
des répliques cinglantes et les pieds nus. Flic new-yorkais, il débarque avec
son ours en peluche sur l’aéroport de Los Angeles, le regard ébahi par des
blondes en pantalon très moulant qui dessine si bien son string – voir
l’absence de string, que j’aime cette Californie. C’est Noël, la joie, la fête,
champagne et lignes de coke dans cette tour, si grande, si majestueuse, si
phallique même au moment de son explosion dans une jouissance de cristal. Face
à lui, un méchant, feu Alan Rickman,
et sa bande de terroristes teutons.