Revenons quelques années en arrière... Le temps file et défile dans ma bibliothèque ; c'était il y a plus d'une décennie, peut-être même deux, certainement, au bout de deux pintes, j'ai du mal à additionner correctement les nombres, je découvrais la plume indienne de Sherman Alexie dans "Phoenix, Arizona". Et j'avais beaucoup apprécié cette confrontation entre la culture amérindienne et le modernisme de l'Amérique. On y buvait du whisky, on y jouait au basket. Après tant d'heures d'attente et de pages tournées et retournées, de couvertures pliées et de livres rangés, je décide enfin de replonger dans cette Amérique-là... Une Amérique post 11 septembre vue de l’œil indien, celui de Sherman Alexie qui se met toujours plus ou moins en scène. De la fiction ancrée dans le réel, dirai-je.
De la poussière, des poils et des litres de bières, de bourbon et de vodka à l'herbe de bisons...
jeudi 3 octobre 2024
Voix Cobain, Voie Spokane
Revenons quelques années en arrière... Le temps file et défile dans ma bibliothèque ; c'était il y a plus d'une décennie, peut-être même deux, certainement, au bout de deux pintes, j'ai du mal à additionner correctement les nombres, je découvrais la plume indienne de Sherman Alexie dans "Phoenix, Arizona". Et j'avais beaucoup apprécié cette confrontation entre la culture amérindienne et le modernisme de l'Amérique. On y buvait du whisky, on y jouait au basket. Après tant d'heures d'attente et de pages tournées et retournées, de couvertures pliées et de livres rangés, je décide enfin de replonger dans cette Amérique-là... Une Amérique post 11 septembre vue de l’œil indien, celui de Sherman Alexie qui se met toujours plus ou moins en scène. De la fiction ancrée dans le réel, dirai-je.
lundi 15 avril 2024
Kurt Cobain n'est pas mort
Catherine pour son quatorzième anniversaire reçoit en cadeau de la part de ses parents un roman, Moi, Christiane F., 13 ans, droguée et prostituée... Le programme est presque annoncée ainsi dans ce roman initiatique de l'adolescence, apprendre la vie de ses propres moyens, toutes expériences autorisées dans le Chicoutimi-Nord, là où il fait ben frette une grande partie de l'hiver. La meilleure période, celle des campes au fin fond des bois, autour de la chaleur d'un feu et d'une bouteille de vodka qui circule de mains en bouches, premières baises, premières drogues.
mercredi 4 novembre 2020
la Fin du Monde
Sophie
Bienvenu est devenue en l’espace de trois romans une incontournable, une icône
sanctifiée de ma littérature « 100% pur laine et sirop d’érable entre les
Joes ». Je l’adore, cette nana, le genre à écouter du Pink Floyd, ça se ressent
dans son écriture. Ou du Kurt Kobain dans un vieux chandail. J’adore ses
histoires qui me font à la fois sourire et pleurer. J’adore le sirop d’érable,
son spleen, la façon dont il s’écoule sur le corps d’une femme. Et la fin du
monde, n’en parlons même pas, elle fait partie intégrante de ma vie. Bon, fini
de parler de ma vie qui n’intéressera pas grand monde, retrouvons-nous autour
d’elle.
C’est
l’histoire de Florence. Autour d’elle, gravite tout un tas de gens, qui
l’approche, la touche, se rapproche, s’éloigne. Chaque chapitre est un fragment
de vie, une petite étincelle qui s’allume ou s’éteint dans l’entourage de
Florence. Toutes ses vies, de près ou de loin, forment ainsi le puzzle de sa
vie, et celui de sa mère qui l’a laissée à l’adoption à sa naissance, celui
d’un roman choral dont les pages se tournent aussi facilement que les bières se
décapsulent. C’est dire, la frénésie de la vie dans ce coin-là, là où des
baleines surgissent devant le silence d’un kayak, là où des types silencieux
coupent du bois pour l’hiver et des nanas à l’accent drôle et au débit rapide
pellètent la neige devant chez elles pour retrouver le char garé la veille dans
le noir...
« Je m'assois un peu au soleil sur le banc
[...], histoire de profiter des derniers rayons de soleil avant un autre hiver
qui va durer toute la vie. C'est con, depuis que je suis arrivée au Québec,
j'ai la chanson de Joe Dassin qui tourne en boucle dans ma tête chaque mois
d'octobre. Il m'arrive d'ailleurs de mettre une robe longue, histoire de
ressembler à une aquarelle de Marie Laurencin. »
samedi 16 novembre 2019
Addiction
samedi 9 décembre 2017
Dans les Bains de Budapest
Encore une soirée où j’ai pécho pas une meuf.
Peut-être qu’il faudrait que je me mette à causer au lieu juste de bander de
désir, en silence. Je vais me servir un verre, vodka glacée, cocktail détonnant,
neurones en mode autodestruction. Une musique hurle, son chanteur déverse sa
rage, je nage. Dans les bains de Budapest, l’érection fertile à la vue de ces
maillots de bains échancrés, teenagers et milfs. Je ferme les yeux, le silence
assourdissant se fait en moi, oreilles bouchées par l’eau à l’odeur chlorée, et
je me fais plein de films pornos dans la tête. 


