
Autant te le dire de suite, la couverture, hideuse au pas possible (Actes Sud m’avait
habitué à mieux), aurait dû me faire fuir. Grave erreur, je n’ai pas suivi
cette fuite. Je suis resté à cette table, j'ai bu ma bière, une Carolus d'Or pour celles et ceux que ça intéressent, île flottante pour sourire à la vie et me perdre ainsi dans les méandres de la vie de ces perdants.
Autant
le dire de suite, si je suis allé vers ce roman de Miguel Albero, c’était aussi
pour en découvrir un peu plus sur la littérature espagnole, olé, qui n’a rien
de olé olé ici. Une littérature du genre à mettre de l'eau gazeuse dans son vin rouge...
Et je
ne vais donc pas te faire languir plus longtemps sur l’histoire, quelques mois et bières après,
j’ai pratiquement tout oublié de ce roman qui pourtant fait voyager, notre
vieux protagoniste partant à la recherche de son ami et des différents perdants
héroïques. Qu’est-ce qu’un perdant héroïque, me diras-tu ? Si, si, tu fais semblant d'être intéressé à mon bouquin... C’est un type
qui s’inscrit au marathon et qui 600 m après le départ se rend compte que ce
n’est pas pour lui et file discrètement au premier virage. C’est un type qui a
le titre de son premier roman, mais qu’ensuite n’arrive pas à remplir les pages
blanches de celui-ci. Etc, etc... bla bla bla Olé !

En
fait, le seul intérêt que j’ai trouvé - avis totalement subjectif et personnel –
est que l’auteur espagnol m’emmène Place Plumereau à Tours pour boire une bière
sur les terrasses chauffées par le soleil d’été (loin de celui de Madrid ou
d’Argentine) le regard perdu sur ma Chouffe et les maisons moyenâgeuses à
colombages, la place Plume, connue comme la plus belle place de France et de
Navarre pour prendre l’apéro. Et même si la Chouffe est toujours aussi bonne,
cela ne fait pas un roman…
« Les Perdants Héroïques », Miguel
Albero.
Et
au milieu de ces pages, je trouve ce poème à décliner sur un air de Chouffe –
ou de Grateful Dead - et que j’ai appelé Poem for a loser :
Si
les airs du bonheur passent devant ta rive,
ne
tourne pas la tête.
Car
ces roses ne sont pas pour toi,
ni
le vent qui les emporte,
ni
les rubans qui les unissent.
Ce
ne sont que mirages,
reflets
de ce que tu ne seras pas,
ombres
du néant.
Bon ben moi, je prends l'île flottante et je te laisse la chouffe et le bouquin !
RépondreSupprimerUn des plus beaux endroits de Tours cette place Plumereau...
T'es sûr que tu veux pas le bouquin ? :-)
SupprimerPar contre boire un lait-fraise, place Plume, je sais pas si ça s'est déjà vu ?
Rien à voir avec la Chouffe, mais vendredi (je crois) il y a un docu sur les 5 dernières années de Bowie. J'y serai je crois :-)
RépondreSupprimerJe me demande si je réussirais 600 mètre de marathon moi...
Bowie a toujours avoir avec la Chouffe, parce que tu ne peux pas écouter du Bowie (avec ou sans Freddy, avec ou sans Annie) sans une Chouffe !
SupprimerAlors "chouf" ce docu :-)
RépondreSupprimerJe vais essayer d'y penser, j'ai TOUJOURS une Chouffe au frigo...
SupprimerIl va falloir que je goûte à cette fameuse Chouffe, un jour, Place Plume ou pas... ;-)
RépondreSupprimerPlace Plume, c'est pour les touristes ! :-)
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