Une passion : courir les steppes de ce monde, de préférence par -40°C.
Une folie : grimper les façades des immeubles pour entrer par le balcon.
Sa vie : le vin et la vodka, seul ou entre amis, seul ou avec des inconnus.
"Des motifs pour battre la campagne, j'aurais pu en aligner des dizaines. Me seriner par exemple que j'avais passé vingt ans à courir le monde entre Oulan-Bator et Valparaiso et qu'il était absurde de connaître Samarcande alors qu'il y avait l'Indre-et-Loire."
Jusqu'au jour où l'escalade se termine par une chute de 8 mètres. Le corps en vrac, le cœur en bouillie et la gueule cassée, il trouvera une nouvelle force, celle de remarcher. Et ce pari presque aussi stupide et insensé que de rejoindre un ami par un balcon d'hiver totalement aviné : traverser à pied la France, une diagonale du Sud au Nord, alors qu'il ne tient debout que grâce à deux béquilles. Simplement parce qu'il est un miraculé et qu'au final, il ne sait faire que trois choses dans la vie : boire, écrire et marcher. La première lui est dorénavant interdite, contrainte médicale. Il décidera donc d'écrire "sur les chemins noirs", ces chemins que l'on suit du bout des doigts sur les cartes IGN. Des chemins qui traversent des étendues de poussières, de cailloux et de vignes, des monts jusqu’à la mer.