Autant te le dire de suite, j’ai été attiré par le titre, « Les Perdants
héroïques : Inventaire de débuts sans fin heureuse », le côté perdant
probablement même si la face héroïque semble de trop.
Autant te le dire de suite, la couverture, hideuse au pas possible (Actes Sud m’avait
habitué à mieux), aurait dû me faire fuir. Grave erreur, je n’ai pas suivi
cette fuite. Je suis resté à cette table, j'ai bu ma bière, une Carolus d'Or pour celles et ceux que ça intéressent, île flottante pour sourire à la vie et me perdre ainsi dans les méandres de la vie de ces perdants.
Autant
le dire de suite, si je suis allé vers ce roman de Miguel Albero, c’était aussi
pour en découvrir un peu plus sur la littérature espagnole, olé, qui n’a rien
de olé olé ici. Une littérature du genre à mettre de l'eau gazeuse dans son vin rouge...
Et je
ne vais donc pas te faire languir plus longtemps sur l’histoire, quelques mois et bières après,
j’ai pratiquement tout oublié de ce roman qui pourtant fait voyager, notre
vieux protagoniste partant à la recherche de son ami et des différents perdants
héroïques. Qu’est-ce qu’un perdant héroïque, me diras-tu ? Si, si, tu fais semblant d'être intéressé à mon bouquin... C’est un type
qui s’inscrit au marathon et qui 600 m après le départ se rend compte que ce
n’est pas pour lui et file discrètement au premier virage. C’est un type qui a
le titre de son premier roman, mais qu’ensuite n’arrive pas à remplir les pages
blanches de celui-ci. Etc, etc... bla bla bla Olé !

